samedi 25 décembre 2010

Slave of the past.

Je dois me rendre à l'évidence: je n'arrive pas à grandir. Voilà maintenant 1an et plus de 4 mois que j'ai quitté mon foyer pour partir à l'assaut du monde, à la découverte de ses secrets, appelé par un destin que je croyais mien. Seulement voilà, je ne saurais expliquer pourquoi, mais le fait est que je suis... malheureux. Oui, c'est cela, malheureux. Pourquoi? Tel est le mystère que je suis incapable de percer. Est-ce que ma jeunesse s'en est allée trop vite? Après tout, peut-être ai-je raté quelque chose d'essentiel, en partant si vite de chez moi, happé par le besoin de découvrir un monde nouveau! Quoi qu'il en soit, à chaque fois que je retourne à mon originelle demeure, et à chaque fois que je me retrouve ici, chez moi, les yeux rivés sur l'écran de cet ordinateur, portable et paradoxalement toujours disposé de la même manière, je tente d'épancher ma douleur en écrivant mon ressenti le plus profond et en le diffusant dans un monde immatériel, à la recherche désespérée d'une oreille attentive qui saurait écouter mes souffrances, et peut-être, sait-on jamais, me donner l'ultime secret... la clé du bonheur. Car cette clé, symbole d'espoir qu'il me reste lorsque perdu, je regarde fixement les constellations en pleurant, sans même connaître la raison de mon lancinant chagrin, est tout ce dont j'ai besoin pour libérer mon âme.

Toute cette métaphore est charmante, mais le fait est tout autre: il m'échappe et je ne puis me l'expliquer. Et cela me torture. Je ne suis pas bien loin de chez moi, et je ne suis pas bien chez moi. Oh, bien-sûr, je suis heureux de rentrer chez moi! Mais chaque objet utilisé, chaque route empruntée, chaque soirée vécue, et plus que tout chaque personne rencontrée -même mes plus proches amis!- me rappelle inlassablement mon passé. La vie que j'avais avant de partir... Et pourtant lorsque j'y repense, était-elle si belle, cette vie? Rien n'est moins sûr, et je ne peux néanmoins m'empêcher de ressasser mes souvenirs. Et mes souvenirs m'empêchent d'avancer.

Peut-être que je ne parviens pas, malgré mon parcours exceptionnel et ma sagesse précoce, à devenir adulte. Ou peut-être est-ce cela, devenir adulte: accepter de laisser s'échapper notre jeunesse, à défaut de pouvoir la retenir, et vivre dans le tourment, en sachant que le bonheur n'est qu'une illusion. En sachant que le bonheur... n'existe tout simplement pas.

La clé du bonheur, c'est de comprendre qu'il n'y a pas de clé.

dimanche 17 octobre 2010

Love at first sight?

Après plus d'un an de déchéance, l'amour frappe-t-il de nouveau à la porte de mon cœur meurtri par les méfaits de ce détestable sentiment? Il est certainement trop tôt pour le dire... Et pourtant. Pourrait-elle me faire oublier l'adoration que je voue inlassablement à l'astre infernal qui a ôté le bonheur de mon existence? Ces yeux profonds ainsi que l'univers, ce teint frais et délicat, ce sourire si attirant, cette démarche distinguée, ce discours atypique... Serais-je amoureux? Est-il possible que cette jeune femme, dont le nom même m'évoque l'amour le plus puissant, soit celle que j'ai toujours cherché en vain? Peut-être n'est-elle qu'une illusion. Peut-être se rendra-t-elle compte de mon imperfection. Peut-être qu'elle même n'est pas parfaite! Mais après tout qu'importe, puisque je la trouve parfaite, lorsque mon regard croise le sien et qu'il succombe sous le charme d'une telle... beauté.
Et pour la première fois, je suis surpris par une telle répartie. Est-elle une âme sœur ou un alter ego? Il est encore trop tôt pour le dire... Et pourtant. Ce que je puis dire en revanche, c'est qu'elle ne me laisse pas indifférent. Elle provoque en moi une activité inhabituelle; lorsque je la vois, mon cœur s'emballe, et c'est tout mon être qui s'embrase au contact de ses yeux et au son de sa voix. Cette voix si douce et si déterminée à la fois, ce rire cristallin et cette insoucieuse prestance... Elle a tout d'une grande. Mais saura-t-elle percer le secret de mon cœur? Saura-t-elle percevoir l'intensité de mes blessures? Et pour commencer, en aura-t-elle vraiment envie? Serai-je assez convaincant pour elle? Ou plutôt... Parviendrai-je à dissimuler la noirceur de mon âme avec assez d'habileté pour que le charme envahisse l'atmosphère, mon atmosphère, un atmosphère suffocant de haine et de rancœur, de regrets et de tristesses?
Je n'ai pas la réponse àa toute ces questions... Car la seule réponse que j'ai pour l'instant me laisse à la fois rêveur et perplexe.

Tu as tout pour toi. Reste à savoir si tu deviendra tout pour moi... Je t'aimerai, ou ne t'aimerai pas. Mais quelle que soit l'issue de cette étrange histoire... Je ne t'oublierai pas.

vendredi 20 août 2010

It's too late to love.

Il y a trop longtemps que je me suis arrêté au bord de ce maudit chemin. Trop longtemps que ce maléfice a emprisonné mon âme dans un recoin de ton cœur qui s'ignore à présent et que tu sembles avoir toi-même oublié. Trop longtemps que je t'aime et que je te hais. Pourtant, je trouve enfin la force de t'affronter. Ou plutôt de te supprimer. J'avais oublié sur quoi se fondais ma propre vision du monde. Où plutôt, j'en avais totalement détourné le sens. Je ne savais plus ce qu'était l'espoir. Mais je me rends compte à présent qu'il est trop tard pour t'aimer. Même si je ne t'oublierai jamais, je dois avancer. J'y suis obligé car je dois exploiter ce qu'il y a de meilleur en moi. C'est pour cette raison que tu es un obstacle. Et à présent, par cette phrase, grâce à elle... je te détruit à jamais. C'est fait. Mes entraves se libèrent et je me sens léger, léger...

Adieu, bel ange... adieu, Agathe. L'étoile de tes yeux s'est éteinte dans mon cœur. Et ne se ravivera plus jamais.




"Est-il vrai que parfois le triste cœur d'Agathe
Dise: Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé..."
Charles Baudelaire.

dimanche 6 juin 2010

She's like the wind...

Tu m'as envoûté, tu m'as rendu faible, tu m'as blessé, tu m'as touché au coeur. Mais tu ne m'as pas encore tué. Cette lumière d'espoir qui subsistait, tapie dans l'obscurité de ma propre déchéance, cette lumière qui me donnait chaque jour la force de survivre loin de toi sans parvenir à t'oublier totalement, et sans pourtant avoir la chance d'être auprès de toi, cette lumière...recommence aujourd'hui à briller. Cet espoir est-il vain? Pour être franc, je n'en sais absolument rien. Mais une certitude reste ancrée dans mon âme. Cette certitude, c'est que je t'aime, bel astre. Tu m'as fait vivre un véritable supplice. Que cela ait été volontaire ou non, là n'est pas la question.
Car malgré la vie qui nous a éloigné, et malgré les souffrances que ta perfection maléfique a infligé à mon cœur meurtri, je n'ai pas réussi à t'oublier. Sentir l'odeur de ta peau, de ton parfum enivrant dont les notes suaves et envoûtantes ont fait naître en moi un sentiment de bonheur absolu, toucher ton visage angélique, plonger mes yeux dans ton regard destructeur, sentir le goût paradisiaque de tes lèvres... tout cela me manque. Tu me manques, atrocement. Mais alors que le soleil est à nouveau sur le point de venir embellir nos vies, le temps d'une trop courte saison, je me prends soudain à rêver.
Je rêve, je repense à tous ces souvenirs qui tant de fois m'ont valu un malheur détestable, mais à présent, je me prends de nouveau à espérer, espérer de cet espoir qui vous rend fou, vous ronge et laisse cependant apercevoir un bonheur possible. Je t'aime, tu ne sais pas à quel point. Je te veux plus que tout au monde. Tu es la clé de ma vie. L'ultime secret. Mais toi, archange de lumière, te laissera-tu à nouveau séduire? Succomberas tu une nouvelle fois à celui que tu as détruit? Je l'espère de tout mon cœur. Même si je sais maintenant que tu ne m'as pas vraiment aimé.

M'aimeras-tu cet été...? Je ne le sais pas encore, mais je serai différent cette fois. Car j'ai changé, tout comme toi. Tu es mon idéal. Et je ferais tout pour t'atteindre. Je ne vais plus espérer. Je n'ai jamais arrêté de rêver. Mais à présent, il est temps d'agir. Et il faudra en subir les conséquences.
Car les plaisirs violents...ont des fins violentes.

dimanche 27 décembre 2009

A...

Je t'aime. Mais tout est fini à présent. Ces quelques mois auront changé ma vie à jamais... Je ne cesserais jamais de t'aimer. Face aux étoiles je laisse aller mes larmes, et c'est ici que je note mon désespoir. Tout ce qu'il me reste de toi, c'est une odeur que je conserve jalousement dans la boite de Pandore. Cette odeur qui est la tienne aurait pu être celle du paradis... seulement, tu en as décidé autrement, et ce parfum enivrant est à mes yeux une allégorie de l'Enfer à présent. Au fond de ce coeur empli de noirceur, j'ai voulu croire que l'espoir pouvait peut-être subsister. Mais pourquoi n'as tu rien voulu avouer? Pourquoi n'as-tu pas dit ce que tu ressentais! A cause de toi, par amour, un fol amour, plus puissant que l'éclat de l'étoile des cieux, plus intense et virulent que toute chose, un amour plus crépitant encore que l'intensité infernale de ton regard... Pour cet amour, ange maudit, pour cet amour... Je rêve de mettre fin à mes jours. Tu te trompes. Le temps passe, mais ton souvenir reste intact et m'apparait dans sa perfection. Ta perfection. Je ne cesserais jamais de t'aimer. Même si je sais que nous ne nous reverrons jamais, un miniscule éclat étoilé brille au fond de mon âme: l'espoir de caresser encore la peau de pêche d'une princesse aux boucles d'or. Dans un autre temps, dans un autre monde, avec un autre Toi, et un autre Moi... Cet espoir fou qui s'obstine m'écrase littéralement et fais de moi ce que je suis... Ou plutôt celui que tu m'a fait devenir, machiavélique reine des enfers. Tu m'as apparemment complètement rayé de ton existence, de tes souvenirs, alors que je me morfonds, et que je regrêtte tellement... Je t'aime encore mais tu as tout gâché. Je persiste à affirmer que nous deux, c'était autre chose qu'une utopie passagère. Car je t'aimais... et j'étais persuadé que tu m'aimais. Mais vraisemblablement, je m'étais trompé. Que m'as-tu fait? Et en quoi m'as tu transformé, sublime maléfice! Tout cela ne s'arrêtera jamais. Car tu as détruit ma vie. Un projet avorté avant même d'avoir pleinement été. Comme l'attente est pesante, et comme l'espérance est violente... Tu me manques. Tu me manques tellement...

Meet me halfway...

Chaque dimanche soir, tout recommence. C'est à cet instant que l'éternité latente reprend ses droits, lacérant un coeur lourd de regrêts et au bord de la folie. Alors que je repasse sur cette route, les souvenirs ressurgissent... et je n'en peux plus de ces visions qui meurtrissent mon âme. Les efforts forment mon pain quotidien, pour parvenir à vivre au présent. Mais chaque virage me rattache à mon passé. Je roule, seul dans la nuit, seul avec les ténèbres d'une réminiscence douloureuse et oppressante. Je fais tout pour parvenir à oublier... Pour parvenir à t'oublier. Mais il n'y a rien à faire, et je ne puis pourtant m'y faire. C'est alors que je roule, cherchant désespérément à m'arracher au tourments de ma propre mémoire. J'erre sans but dans les ténèbres. Seule la lune éclaire d'une lueur blafarde le reflet de mes regrêts. Cette lune qui reste mon dernier repère dans un monde que je ne comprends pas et que je n'accepte pas. La lune que je contemple chaque soir, et qui me murmure les maux de son fardeau. Mais même le fardeau de ce bel astre n'est pas aussi insupportable que le mien. Car je suis condamné... à ne jamais oublier.

lundi 21 décembre 2009

Four months, one life later.

J'avais pourtant promis de ne plus jamais écrire. Seulement je crois que tu as le droit d'en savoir plus. Et j'ai besoin de te dire tous mes secrets. Une constation: Le temps passe, les choses changent... Voilà quatre longs mois qui se sont évaporés, le soltice d'hiver est arrivé, et ma mémoire s'est arrêtée à celui de l'été. Je me sens plus mal que jamais. Plus seul que jamais. J'aimerais pouvoir rejeter la faute sur toi, et même sur vous tous, mais je sais que le seul problème est une émanation de mon âme. Pas de la tienne. Car je me souviens que tu es un ange; je ne suis qu'un humain... Mais tout cela est terminé. Je brûle d'écrire ici le nom qui me hante depuis tant de temps, mais je préfère malgré tout que tu restes l'ultime secret. Celui que personne ne parviendra à pénétrer. Tout cela est tellement pitoyable... Je suis tellement pitoyable. Je ne parviens pas à oublier toute cette histoire et à aller de l'avant. Mais je ne suis plus celui que j'étais avant. Et les choses ont bien changé depuis que nous regardions ensemble le soleil couchant. Je perd mes repères, je glisse vers les ténèbres de la solitude. Cete solitude qui me pèse et que j'affectionne pourtant. Je ne vois dans l'avenir que le reflet d'un passé misérable. Je ne vois dans le présent que l'espoir vain d'un passé moins douloureux. Chaque seconde passe, et je sens la mort s'approcher un peu plus des ténèbres de mon âme. Je suis un sombre esprit, maudit par l'espoir déchu de l'amour perdu... Mais quatre mois et une vie plus tard, je suis de retour. Tôt ou tard, nous paierons tous le prix de nos erreurs. Je t'aimais, mais je suis seul. Je serais toujours seul.