Il y a trop longtemps que je me suis arrêté au bord de ce maudit chemin. Trop longtemps que ce maléfice a emprisonné mon âme dans un recoin de ton cœur qui s'ignore à présent et que tu sembles avoir toi-même oublié. Trop longtemps que je t'aime et que je te hais. Pourtant, je trouve enfin la force de t'affronter. Ou plutôt de te supprimer. J'avais oublié sur quoi se fondais ma propre vision du monde. Où plutôt, j'en avais totalement détourné le sens. Je ne savais plus ce qu'était l'espoir. Mais je me rends compte à présent qu'il est trop tard pour t'aimer. Même si je ne t'oublierai jamais, je dois avancer. J'y suis obligé car je dois exploiter ce qu'il y a de meilleur en moi. C'est pour cette raison que tu es un obstacle. Et à présent, par cette phrase, grâce à elle... je te détruit à jamais. C'est fait. Mes entraves se libèrent et je me sens léger, léger...
Adieu, bel ange... adieu, Agathe. L'étoile de tes yeux s'est éteinte dans mon cœur. Et ne se ravivera plus jamais.
"Est-il vrai que parfois le triste cœur d'Agathe
Dise: Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate?
Comme vous êtes loin, paradis parfumé..."
Charles Baudelaire.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire