dimanche 27 décembre 2009

A...

Je t'aime. Mais tout est fini à présent. Ces quelques mois auront changé ma vie à jamais... Je ne cesserais jamais de t'aimer. Face aux étoiles je laisse aller mes larmes, et c'est ici que je note mon désespoir. Tout ce qu'il me reste de toi, c'est une odeur que je conserve jalousement dans la boite de Pandore. Cette odeur qui est la tienne aurait pu être celle du paradis... seulement, tu en as décidé autrement, et ce parfum enivrant est à mes yeux une allégorie de l'Enfer à présent. Au fond de ce coeur empli de noirceur, j'ai voulu croire que l'espoir pouvait peut-être subsister. Mais pourquoi n'as tu rien voulu avouer? Pourquoi n'as-tu pas dit ce que tu ressentais! A cause de toi, par amour, un fol amour, plus puissant que l'éclat de l'étoile des cieux, plus intense et virulent que toute chose, un amour plus crépitant encore que l'intensité infernale de ton regard... Pour cet amour, ange maudit, pour cet amour... Je rêve de mettre fin à mes jours. Tu te trompes. Le temps passe, mais ton souvenir reste intact et m'apparait dans sa perfection. Ta perfection. Je ne cesserais jamais de t'aimer. Même si je sais que nous ne nous reverrons jamais, un miniscule éclat étoilé brille au fond de mon âme: l'espoir de caresser encore la peau de pêche d'une princesse aux boucles d'or. Dans un autre temps, dans un autre monde, avec un autre Toi, et un autre Moi... Cet espoir fou qui s'obstine m'écrase littéralement et fais de moi ce que je suis... Ou plutôt celui que tu m'a fait devenir, machiavélique reine des enfers. Tu m'as apparemment complètement rayé de ton existence, de tes souvenirs, alors que je me morfonds, et que je regrêtte tellement... Je t'aime encore mais tu as tout gâché. Je persiste à affirmer que nous deux, c'était autre chose qu'une utopie passagère. Car je t'aimais... et j'étais persuadé que tu m'aimais. Mais vraisemblablement, je m'étais trompé. Que m'as-tu fait? Et en quoi m'as tu transformé, sublime maléfice! Tout cela ne s'arrêtera jamais. Car tu as détruit ma vie. Un projet avorté avant même d'avoir pleinement été. Comme l'attente est pesante, et comme l'espérance est violente... Tu me manques. Tu me manques tellement...

Meet me halfway...

Chaque dimanche soir, tout recommence. C'est à cet instant que l'éternité latente reprend ses droits, lacérant un coeur lourd de regrêts et au bord de la folie. Alors que je repasse sur cette route, les souvenirs ressurgissent... et je n'en peux plus de ces visions qui meurtrissent mon âme. Les efforts forment mon pain quotidien, pour parvenir à vivre au présent. Mais chaque virage me rattache à mon passé. Je roule, seul dans la nuit, seul avec les ténèbres d'une réminiscence douloureuse et oppressante. Je fais tout pour parvenir à oublier... Pour parvenir à t'oublier. Mais il n'y a rien à faire, et je ne puis pourtant m'y faire. C'est alors que je roule, cherchant désespérément à m'arracher au tourments de ma propre mémoire. J'erre sans but dans les ténèbres. Seule la lune éclaire d'une lueur blafarde le reflet de mes regrêts. Cette lune qui reste mon dernier repère dans un monde que je ne comprends pas et que je n'accepte pas. La lune que je contemple chaque soir, et qui me murmure les maux de son fardeau. Mais même le fardeau de ce bel astre n'est pas aussi insupportable que le mien. Car je suis condamné... à ne jamais oublier.

lundi 21 décembre 2009

Four months, one life later.

J'avais pourtant promis de ne plus jamais écrire. Seulement je crois que tu as le droit d'en savoir plus. Et j'ai besoin de te dire tous mes secrets. Une constation: Le temps passe, les choses changent... Voilà quatre longs mois qui se sont évaporés, le soltice d'hiver est arrivé, et ma mémoire s'est arrêtée à celui de l'été. Je me sens plus mal que jamais. Plus seul que jamais. J'aimerais pouvoir rejeter la faute sur toi, et même sur vous tous, mais je sais que le seul problème est une émanation de mon âme. Pas de la tienne. Car je me souviens que tu es un ange; je ne suis qu'un humain... Mais tout cela est terminé. Je brûle d'écrire ici le nom qui me hante depuis tant de temps, mais je préfère malgré tout que tu restes l'ultime secret. Celui que personne ne parviendra à pénétrer. Tout cela est tellement pitoyable... Je suis tellement pitoyable. Je ne parviens pas à oublier toute cette histoire et à aller de l'avant. Mais je ne suis plus celui que j'étais avant. Et les choses ont bien changé depuis que nous regardions ensemble le soleil couchant. Je perd mes repères, je glisse vers les ténèbres de la solitude. Cete solitude qui me pèse et que j'affectionne pourtant. Je ne vois dans l'avenir que le reflet d'un passé misérable. Je ne vois dans le présent que l'espoir vain d'un passé moins douloureux. Chaque seconde passe, et je sens la mort s'approcher un peu plus des ténèbres de mon âme. Je suis un sombre esprit, maudit par l'espoir déchu de l'amour perdu... Mais quatre mois et une vie plus tard, je suis de retour. Tôt ou tard, nous paierons tous le prix de nos erreurs. Je t'aimais, mais je suis seul. Je serais toujours seul.

vendredi 14 août 2009

Please, keep your love locked down...

Je n'arrivais pas à y croire. Aujourd'hui encore, je doute. Tout cela s'est-il réellement passé? C'était tellement parfait...peut-être trop parfait pour moi. J'aimerais tellement abandonner toutes ces métaphores, toutes ces subtilités qui t'obligent à lire entre les lignes, à comprendre ce que j'essaie désespérément de te dire. Mais cette histoire ne concerne que toi. Et moi. Ce que je désirais plus que tout, et que je redoutais plus que tout s'est produit. Ce n'était peut-être pas le lieu. Ce n'était peut-être pas le moment. Peut-être n'étais-je pas celui qu'il fallait. Mais c'est arrivé. Un rire. Un regard. Une sensation. Quelques secondes plus tard, une émotion. plus forte que n'importe quelle autre. Le silence se fait, la terre arrête de tourner. Je suis au paradis.
Mais la descente aux enfers se rappelle bien vite à mon destin.
Je tente de tout oublier, mais il n'y à rien à faire. Je ne pourrais pas oublier, il faudra s'y faire.
L'éblouissant cancer ne pourra jamais se lier à la sombre balance. Ce qui est arrivé a tout changé, mais ne se reproduira certainement jamais...

vendredi 24 juillet 2009

Was it a dream?

Ma décision est prise.
Alors que je descends prudemment l'escalier, prenant garde à ne faire craquer aucune marche, l'obscurité et le silence oppressants de cette nuit d'été s'accordent à la noirceur de mon âme.
L'air frais me fouette le visage, alors que je courre à en perdre haleine, me dirigeant vers la sortie de la ville.
Je me retourne une ultime fois, contemplant la demeure de mon malheur. Le pont est proche, et je plante dans ma tête le décor de mon dernier envol.
J'enjambe la rambarde et contemple le vide. Ci-gît l'aboutissement de ma vie. J'inspire profondément, pour la dernière fois certainement, tout en me remémorant intérieurement l'ensemble de mon existence, celle d'un être tourmenté, en proie à la peur, aux hésitations, aux malheurs et aux désillusions.
Une vie déchue. Une vie qui ne vaut plus la peine d'être vécue.
Je ferme les yeux. Et ceux-ci se retrouvent noyés par un flot irrépressible de larmes. Ce monde n'était pas fait pour moi, qu'il en soit ainsi.
Alors que mes pieds quittent le sol, je pense...je pense à toi. Une dernière fois. Je t'ai aimé. Trop vite. Trop fort. Adieu.
Je saute. Et me réveille en sursaut. N'était-ce finalement qu'un rêve?

It's time to say good bye...

Aujourd'hui, je peux le dire et l'affirmer sans aucune hésitation. Je suis las, usé, fatigué, exténué par cet environnement, ce monde, cette vie. Le suicide serait un crime prémédité de soi contre soi?
Alors je vous défie, philosophes, lois, destins, dieux et constellations: Mon crime signera mon salut à vos dépens, et malgré l'égoïsme profond de mon ressentiment, cette fois ma résolution est prise pour de bon.
Me suicider? Grand dieu, pour rien au monde je ne pourrais m'y résoudre!
Je mettrai fin à mes jours avec d'autant plus de panache et d'audace que cet acte défiera cette sombre et funeste apparition nommée Mort.
Car malgré mon entière et profonde confusion, une certitude éclate et brille de mille feux au sein de mon âme si jeune et pourtant si sombre. Je dois partir, fuir, courir et m'envoler vers l'ailleurs.
Vers l'Aventure. Et je ne dirais pas au-revoir...

mardi 21 juillet 2009

Without you is... how I disappear.

Voilà bien longtemps que mon désir le plus ardent ne s'était pas manifesté. A vrai-dire, voilà un an que je n'avais pas ressenti un sentiment d'une telle puissance. Une rencontre. Un regard. Une émotion. Et un immense espoir. Une flamme qui s'éveille et vous dévore de l'intérieur. J'aimerais tellement... mais je n'ose céder à la tentation. Ton regard me transporte. Ton contact est foudroyant. Ta posture m'impressionne. Ton rire est un bonheur permanent. Mais ton image de perfection me renvoie à mes appréhensions. Je suis trop peu de choses. Tu es le tout, pas moi. La pensée d'un futur commun s'impose à mon esprit, mais je la réfute violemment, par peur. C'est enfantin, mais je sais déjà que tout cela est vain. Je te veux, plus que tout au monde à cet instant. Mais je ne peux pas. je n'ose pas. Tu es un ange. Et je ne suis qu'un humain.

jeudi 18 juin 2009

The pursuit of happyness...

Parfois, on se croit protégé. Par son environnement, ses proches, ses amis. parfois on croit que tout va pour le mieux. Grossière erreur mon cher, car nous vivons dans un monde en guerre. Nous sommes constamment sous pression. Et comme si cela ne suffisait pas, nous sommes accablés par des évènements indépendants de notre volonté. Je ne te comprendrais jamais. Et je ne te pardonnerais jamais... Tu comprends? Jamais. Je ne veux pas savoir pourquoi tu l'as fait, car la seule chose qui compte, c'est que ce soit toi et pas un autre. A proprement parler, je suis dégouté. Ne nous étendons pas plus longtemps sur le sujet, car cela pourrait très mal tourner. En ta défaveur, à mon grand regret. Tu as longtemps été pour moi le seul , l'absolu, l'ultime; Maintenant tu n'es plus rien qu'un inconnu. Que cela te serve de leçon. Je passe au-dessus de tout cela pour me concentrer sur mes objectifs, en quête d'une perfection que je sais impossible... mais que je ne puis m'empêcher de désirer. Durant trop longtemps, j'ai regretté, espéré, rêvé... a présent j'agis. Je cours à la recherche de moi même. Encore et encore. Pour toujours. Car je resterais à jamais...Imparfait.

vendredi 5 juin 2009

Wanna dream of my final fantasy...

Pour la première fois, je suis dépassé par les évènements. Je ne suis pas assez grand pour les affronter, et en assumer les conséquences. Tout bascule, la pression atteint son paroxysme, et la chute devient inévitable. Pour la première fois, je ne crois plus en rien. Je ne crois plus en rien, et pourtant je n'arrête jamais de rêver. Regardez-les, et je vous en supplie, n'arrêtez jamais de rêver.

lundi 1 juin 2009

Roses are red...

La vie nous apporte parfois des preuves de sa cruauté, de sa cruelle contingence, de son intérêt inexistant. J'en fait l'expérience, et ici, l'humour n'est pas de mise. Ne serais-je plus seul maître à bord? Mais qu'a-t-il bien pu m'arriver? Comment en arriver à de telles extrémités? Avec le temps j'espérais...j'espérais t'aimer. Une stupidité. Peut-être t'aimais-je déjà? Mais dans l'ivresse éphémère de mon corps et de mon âme, toute trace d'humanité s'en est allé... et je ne puis que me noyer dans le flot de mes regrets et de mes pensées. C'était bien trop beau pour être vrai. Et dans cette perversion décadente, l'espoir s'en est allé. Je ne me rends compte de rien et m'en remet à l'instant présent. L'éternel et intemporel instant présent. Ma seule consolation se trouve avec moi, et ce soir, il est plus fort que moi, me bats et me sauve à la fois. De mon propre égarement. Je ne l'en remercierai jamais suffisamment. Seulement, le bonheur ne dure qu'un temps, et le retour sur Terre signe l'éternel recommencement de la misère. Cela me désespère. Voyant le christ ressuscité, j'espère ma propre résurrection. Mais ici et maintenant, c'est impossible, évidemment. C'est alors que je t'attends, en souffrant, en me disant que je ne suis décidément qu'un con. Il n'y à que toi. Pardonne-moi.

mardi 26 mai 2009

I am a kingkiller.

J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Gomorhe. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'ose évoquer durant le jour. J'ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J'ai été exclu de l'université à un âge où l'on est encore trop jeune pour y entrer. J'y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Zeus.
Vous avez dû entendre parler de moi.

dimanche 17 mai 2009

Day after day...

Je me réveille. A chaque seconde. Il est temps. Toujours cet éternel et pitoyable recommencement. C'est vrai que c'est bon. C'est vrai que c'est grand. Il est aussi vrai que ça peut être très puissant. Mais le plus souvent, c'est surtout horripilant et décadent. Une incroyable répétition. Et dans cette éternité latente, j'attends. Dans ma solitude, je me repend. Ainsi est ma condition. Je me repend et j'attends. Parfois en saignant.

dimanche 10 mai 2009

You are my moon.

L'obscurité est trop épaisse. Le silence trop lourd. L'air irrespirable. Je suffoque. Je me lève en sursaut, ouvre volets et fenêtre, puis saute. Allongé dans l'herbe, je contemple l'immensité infinie qui m'entoure: Je suis misérable. Tout ce que je suis, tout ce que j'ai fait, fait et ferait n'est rien comparé à cette splendeur immensément puissante. L'air frais de la nuit me fouette le visage. Je me prends à rêver. Comment avons-nous pu en arriver là? Comment avons-nous pu laisser faire cela? Je me lève d'un bond, et part en courant. Je cours à la recherche de moi-même. Haletant, le souffle court, je hurle à la mort, en direction de la lune. Je suis un loup déchu et incompris. Je suis triste. Je m'effondre au bord d'une rivière et me met à pleurer. Je suis seul. L'émotion déferle en moi et me transperce de part en part. Je ne comprends pas. Epuisé, je contemple le clair de lune qui sèche mes larmes. Ma lumière dans l'obscurité ambiante. L'espoir qui subsiste au sein du chaos permanent du monde. Et de mon âme. Je te regarde, tu es belle. Je te regarde, et j'espère.

dimanche 3 mai 2009

Why?

Ce soir je suis légion. Ce soir je suis puissance. Ce soir je suis violence. Ce soir je suis désespoir. J'étais en plein rêve éveillé, me voici face à un véritable cauchemar. C'était magique, jamais je n'oublierais. Mais pourquoi, pourquoi fais-tu cela? Peut être que cela vient de moi? Je ne sais pas. pourtant tout de suite, il n'y aurait que toi. Mais tu ne comprends pas. Et je ne te comprends pas. Pourquoi?

dimanche 26 avril 2009

Make love with universe.

Ce soir, je prends ma revanche. La soirée commence bien, malgré tout. Je le regarde. Il est très bon...Lui, je l'aime. Danse collé-serré, ambiance magnétique, les bouches se succèdent. Et j'aime ça. Pourtant je t'aimais toi. Le monde tourne autour de moi, les lumières et les sons sont violents...c'est tellement bon. Tourbillon étoilé. Je me relève, plus léger. La rue est sombre, la pluie ruissèle sur mon visage. Ils sont tous là, je ne les aime pas. Je les efface et poursuit l'histoire; mon histoire. Elles me regardent. Je touche leur âme. Ambiance décadente, amnésie permanente. Je rentre, et me voici face à mon pire cauchemar. Ici c'est Gomorhe, pour moi c'est la mort. Welcome.

vendredi 24 avril 2009

I don't know why...

Cette douce nuit ne suffit à apaiser
Le flot de pensées qui déferle sur mon cœur.
Et mon âme, qui aimerait tellement rêver...
Déchue par cet amour maudit, Éros se meurt.

Te souviens-tu de ces instants, adolescents,
Insouciants, où nous regardions l'horizon?
Où tout était possible, priant le firmament
Et les astres nous donnant leur bénédiction?

Mais aujourd'hui, Éros, Aphrodite partis
Les pleurs, cris et larmes me vidant de mes forces
Je tombe inanimé, tel une feuille morte.

Je tente de revivre, m'amuse mais m'abuse,
Emporté par les vents, au-travers des dunes,
Dans un dernier souffle, m'en remet au clair de lune.