dimanche 27 décembre 2009
Meet me halfway...
Chaque dimanche soir, tout recommence. C'est à cet instant que l'éternité latente reprend ses droits, lacérant un coeur lourd de regrêts et au bord de la folie. Alors que je repasse sur cette route, les souvenirs ressurgissent... et je n'en peux plus de ces visions qui meurtrissent mon âme. Les efforts forment mon pain quotidien, pour parvenir à vivre au présent. Mais chaque virage me rattache à mon passé. Je roule, seul dans la nuit, seul avec les ténèbres d'une réminiscence douloureuse et oppressante. Je fais tout pour parvenir à oublier... Pour parvenir à t'oublier. Mais il n'y a rien à faire, et je ne puis pourtant m'y faire. C'est alors que je roule, cherchant désespérément à m'arracher au tourments de ma propre mémoire. J'erre sans but dans les ténèbres. Seule la lune éclaire d'une lueur blafarde le reflet de mes regrêts. Cette lune qui reste mon dernier repère dans un monde que je ne comprends pas et que je n'accepte pas. La lune que je contemple chaque soir, et qui me murmure les maux de son fardeau. Mais même le fardeau de ce bel astre n'est pas aussi insupportable que le mien. Car je suis condamné... à ne jamais oublier.
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Ah , je comprend maintenant le sens de Bad trip du dimanche soir !
RépondreSupprimerComplaisanse dans la nostalgie peut-etre ?
Bel article encore une fois !
Je ne suis pas sure que l'on puisse se complaire dans la nostalgie... Les dimanches soirs sont les moments où la douleur des souvenirs se fait la plus intense. On ne peut pas aimer ça.
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