dimanche 6 juin 2010

She's like the wind...

Tu m'as envoûté, tu m'as rendu faible, tu m'as blessé, tu m'as touché au coeur. Mais tu ne m'as pas encore tué. Cette lumière d'espoir qui subsistait, tapie dans l'obscurité de ma propre déchéance, cette lumière qui me donnait chaque jour la force de survivre loin de toi sans parvenir à t'oublier totalement, et sans pourtant avoir la chance d'être auprès de toi, cette lumière...recommence aujourd'hui à briller. Cet espoir est-il vain? Pour être franc, je n'en sais absolument rien. Mais une certitude reste ancrée dans mon âme. Cette certitude, c'est que je t'aime, bel astre. Tu m'as fait vivre un véritable supplice. Que cela ait été volontaire ou non, là n'est pas la question.
Car malgré la vie qui nous a éloigné, et malgré les souffrances que ta perfection maléfique a infligé à mon cœur meurtri, je n'ai pas réussi à t'oublier. Sentir l'odeur de ta peau, de ton parfum enivrant dont les notes suaves et envoûtantes ont fait naître en moi un sentiment de bonheur absolu, toucher ton visage angélique, plonger mes yeux dans ton regard destructeur, sentir le goût paradisiaque de tes lèvres... tout cela me manque. Tu me manques, atrocement. Mais alors que le soleil est à nouveau sur le point de venir embellir nos vies, le temps d'une trop courte saison, je me prends soudain à rêver.
Je rêve, je repense à tous ces souvenirs qui tant de fois m'ont valu un malheur détestable, mais à présent, je me prends de nouveau à espérer, espérer de cet espoir qui vous rend fou, vous ronge et laisse cependant apercevoir un bonheur possible. Je t'aime, tu ne sais pas à quel point. Je te veux plus que tout au monde. Tu es la clé de ma vie. L'ultime secret. Mais toi, archange de lumière, te laissera-tu à nouveau séduire? Succomberas tu une nouvelle fois à celui que tu as détruit? Je l'espère de tout mon cœur. Même si je sais maintenant que tu ne m'as pas vraiment aimé.

M'aimeras-tu cet été...? Je ne le sais pas encore, mais je serai différent cette fois. Car j'ai changé, tout comme toi. Tu es mon idéal. Et je ferais tout pour t'atteindre. Je ne vais plus espérer. Je n'ai jamais arrêté de rêver. Mais à présent, il est temps d'agir. Et il faudra en subir les conséquences.
Car les plaisirs violents...ont des fins violentes.

dimanche 27 décembre 2009

A...

Je t'aime. Mais tout est fini à présent. Ces quelques mois auront changé ma vie à jamais... Je ne cesserais jamais de t'aimer. Face aux étoiles je laisse aller mes larmes, et c'est ici que je note mon désespoir. Tout ce qu'il me reste de toi, c'est une odeur que je conserve jalousement dans la boite de Pandore. Cette odeur qui est la tienne aurait pu être celle du paradis... seulement, tu en as décidé autrement, et ce parfum enivrant est à mes yeux une allégorie de l'Enfer à présent. Au fond de ce coeur empli de noirceur, j'ai voulu croire que l'espoir pouvait peut-être subsister. Mais pourquoi n'as tu rien voulu avouer? Pourquoi n'as-tu pas dit ce que tu ressentais! A cause de toi, par amour, un fol amour, plus puissant que l'éclat de l'étoile des cieux, plus intense et virulent que toute chose, un amour plus crépitant encore que l'intensité infernale de ton regard... Pour cet amour, ange maudit, pour cet amour... Je rêve de mettre fin à mes jours. Tu te trompes. Le temps passe, mais ton souvenir reste intact et m'apparait dans sa perfection. Ta perfection. Je ne cesserais jamais de t'aimer. Même si je sais que nous ne nous reverrons jamais, un miniscule éclat étoilé brille au fond de mon âme: l'espoir de caresser encore la peau de pêche d'une princesse aux boucles d'or. Dans un autre temps, dans un autre monde, avec un autre Toi, et un autre Moi... Cet espoir fou qui s'obstine m'écrase littéralement et fais de moi ce que je suis... Ou plutôt celui que tu m'a fait devenir, machiavélique reine des enfers. Tu m'as apparemment complètement rayé de ton existence, de tes souvenirs, alors que je me morfonds, et que je regrêtte tellement... Je t'aime encore mais tu as tout gâché. Je persiste à affirmer que nous deux, c'était autre chose qu'une utopie passagère. Car je t'aimais... et j'étais persuadé que tu m'aimais. Mais vraisemblablement, je m'étais trompé. Que m'as-tu fait? Et en quoi m'as tu transformé, sublime maléfice! Tout cela ne s'arrêtera jamais. Car tu as détruit ma vie. Un projet avorté avant même d'avoir pleinement été. Comme l'attente est pesante, et comme l'espérance est violente... Tu me manques. Tu me manques tellement...

Meet me halfway...

Chaque dimanche soir, tout recommence. C'est à cet instant que l'éternité latente reprend ses droits, lacérant un coeur lourd de regrêts et au bord de la folie. Alors que je repasse sur cette route, les souvenirs ressurgissent... et je n'en peux plus de ces visions qui meurtrissent mon âme. Les efforts forment mon pain quotidien, pour parvenir à vivre au présent. Mais chaque virage me rattache à mon passé. Je roule, seul dans la nuit, seul avec les ténèbres d'une réminiscence douloureuse et oppressante. Je fais tout pour parvenir à oublier... Pour parvenir à t'oublier. Mais il n'y a rien à faire, et je ne puis pourtant m'y faire. C'est alors que je roule, cherchant désespérément à m'arracher au tourments de ma propre mémoire. J'erre sans but dans les ténèbres. Seule la lune éclaire d'une lueur blafarde le reflet de mes regrêts. Cette lune qui reste mon dernier repère dans un monde que je ne comprends pas et que je n'accepte pas. La lune que je contemple chaque soir, et qui me murmure les maux de son fardeau. Mais même le fardeau de ce bel astre n'est pas aussi insupportable que le mien. Car je suis condamné... à ne jamais oublier.

lundi 21 décembre 2009

Four months, one life later.

J'avais pourtant promis de ne plus jamais écrire. Seulement je crois que tu as le droit d'en savoir plus. Et j'ai besoin de te dire tous mes secrets. Une constation: Le temps passe, les choses changent... Voilà quatre longs mois qui se sont évaporés, le soltice d'hiver est arrivé, et ma mémoire s'est arrêtée à celui de l'été. Je me sens plus mal que jamais. Plus seul que jamais. J'aimerais pouvoir rejeter la faute sur toi, et même sur vous tous, mais je sais que le seul problème est une émanation de mon âme. Pas de la tienne. Car je me souviens que tu es un ange; je ne suis qu'un humain... Mais tout cela est terminé. Je brûle d'écrire ici le nom qui me hante depuis tant de temps, mais je préfère malgré tout que tu restes l'ultime secret. Celui que personne ne parviendra à pénétrer. Tout cela est tellement pitoyable... Je suis tellement pitoyable. Je ne parviens pas à oublier toute cette histoire et à aller de l'avant. Mais je ne suis plus celui que j'étais avant. Et les choses ont bien changé depuis que nous regardions ensemble le soleil couchant. Je perd mes repères, je glisse vers les ténèbres de la solitude. Cete solitude qui me pèse et que j'affectionne pourtant. Je ne vois dans l'avenir que le reflet d'un passé misérable. Je ne vois dans le présent que l'espoir vain d'un passé moins douloureux. Chaque seconde passe, et je sens la mort s'approcher un peu plus des ténèbres de mon âme. Je suis un sombre esprit, maudit par l'espoir déchu de l'amour perdu... Mais quatre mois et une vie plus tard, je suis de retour. Tôt ou tard, nous paierons tous le prix de nos erreurs. Je t'aimais, mais je suis seul. Je serais toujours seul.

vendredi 14 août 2009

Please, keep your love locked down...

Je n'arrivais pas à y croire. Aujourd'hui encore, je doute. Tout cela s'est-il réellement passé? C'était tellement parfait...peut-être trop parfait pour moi. J'aimerais tellement abandonner toutes ces métaphores, toutes ces subtilités qui t'obligent à lire entre les lignes, à comprendre ce que j'essaie désespérément de te dire. Mais cette histoire ne concerne que toi. Et moi. Ce que je désirais plus que tout, et que je redoutais plus que tout s'est produit. Ce n'était peut-être pas le lieu. Ce n'était peut-être pas le moment. Peut-être n'étais-je pas celui qu'il fallait. Mais c'est arrivé. Un rire. Un regard. Une sensation. Quelques secondes plus tard, une émotion. plus forte que n'importe quelle autre. Le silence se fait, la terre arrête de tourner. Je suis au paradis.
Mais la descente aux enfers se rappelle bien vite à mon destin.
Je tente de tout oublier, mais il n'y à rien à faire. Je ne pourrais pas oublier, il faudra s'y faire.
L'éblouissant cancer ne pourra jamais se lier à la sombre balance. Ce qui est arrivé a tout changé, mais ne se reproduira certainement jamais...

vendredi 24 juillet 2009

Was it a dream?

Ma décision est prise.
Alors que je descends prudemment l'escalier, prenant garde à ne faire craquer aucune marche, l'obscurité et le silence oppressants de cette nuit d'été s'accordent à la noirceur de mon âme.
L'air frais me fouette le visage, alors que je courre à en perdre haleine, me dirigeant vers la sortie de la ville.
Je me retourne une ultime fois, contemplant la demeure de mon malheur. Le pont est proche, et je plante dans ma tête le décor de mon dernier envol.
J'enjambe la rambarde et contemple le vide. Ci-gît l'aboutissement de ma vie. J'inspire profondément, pour la dernière fois certainement, tout en me remémorant intérieurement l'ensemble de mon existence, celle d'un être tourmenté, en proie à la peur, aux hésitations, aux malheurs et aux désillusions.
Une vie déchue. Une vie qui ne vaut plus la peine d'être vécue.
Je ferme les yeux. Et ceux-ci se retrouvent noyés par un flot irrépressible de larmes. Ce monde n'était pas fait pour moi, qu'il en soit ainsi.
Alors que mes pieds quittent le sol, je pense...je pense à toi. Une dernière fois. Je t'ai aimé. Trop vite. Trop fort. Adieu.
Je saute. Et me réveille en sursaut. N'était-ce finalement qu'un rêve?

It's time to say good bye...

Aujourd'hui, je peux le dire et l'affirmer sans aucune hésitation. Je suis las, usé, fatigué, exténué par cet environnement, ce monde, cette vie. Le suicide serait un crime prémédité de soi contre soi?
Alors je vous défie, philosophes, lois, destins, dieux et constellations: Mon crime signera mon salut à vos dépens, et malgré l'égoïsme profond de mon ressentiment, cette fois ma résolution est prise pour de bon.
Me suicider? Grand dieu, pour rien au monde je ne pourrais m'y résoudre!
Je mettrai fin à mes jours avec d'autant plus de panache et d'audace que cet acte défiera cette sombre et funeste apparition nommée Mort.
Car malgré mon entière et profonde confusion, une certitude éclate et brille de mille feux au sein de mon âme si jeune et pourtant si sombre. Je dois partir, fuir, courir et m'envoler vers l'ailleurs.
Vers l'Aventure. Et je ne dirais pas au-revoir...